Les 13 principes de la Wicca

La Wicca est une religion néo-païenne, un article vous en parle dans le détail par ici.

En Wicca il y a 13 principes qui sont partagés par la plus part des branches. En effet, au sein même de cette religion il existe différents courants, qui ont des traditions différentes, parfois des axes de pratique différents, mais avec un socle de principes communs.

Ces 13 principes sont très récents, puisqu’ils ont été communiqué en 1974 aux Etats-Unis.

La wicca se vit par l’expérience, elle est faite non pas de dogme mais de traditions, non pas de règles mais de principes. On avance en wicca par l’apprentissage, le partage de connaissances et l’expérimentation.

Les principes qui sont décris ici, peuvent être pris comme une forme d’initiation vers l’éveil. En effet, la wicca, comme le druidisme et le chamanisme, est une religion initiatique, où l’on suit son évolution. Ces principes ne sont pas des lois mais plus des notions qui viennent nous interroger sur l’équilibre, l’harmonie, le vivant, le sacré, le divin, l’éthique. Ces principes sont comme une méthode pour avant en conscience sur le chemin de la wicca.

Je tiens à préciser que je ne suis pas en accord à 100% avec l’ensemble de ces principes, ils m’ont cependant grandement inspirés dans ma pratique . Au fil du temps j’ai écris mes propres axes, que je vous présenterais un jour, mais sous un format bien particulier … (suspens). En dessous de chaque principe je vous présente ma compréhension, mon interprétation qui reste très personnelle.

LES 13 PRINCIPES

1. Les cycles de la nature : Nous pratiquons les rites pour nous mettre en accord avec les rythmes naturels des forces de la vie marqués par les phases de la lune, les quatre saisons et les quatre fêtes. les rites sont pratiqués pour être en accord avec les rythmes de la nature, des forces de la vie marquées par les phases de la lune et les quatre saisons et éléments (l’eau, la terre, le feu et l’air)

La wicca suit la roue de l’année que l’on vous présente ici, qui suit le cycle des saisons, de la lune, avec les sabbats et esbats. L’occasion de célébrer la nature, divinités, … des rituels pour exprimer sa gratitude, compassion, sa connexion aux éléments. Mais c’est aussi l’occasion de suivre son évolution au fil des saisons, de faire son étude de l’ombre.

2. Nous reconnaissons que notre intelligence nous donne une responsabilité unique envers notre environnement. Nous cherchons à vivre en harmonie avec la nature, en équilibre biologique plaçant l’accomplissement de la vie et notre conscience au sein du concept d’évolution.

La wicca invite à un état de conscience de notre être mais aussi de notre environnement. Elle demande donc une réflexion sur notre impact environnemental, elle nous questionne sur le développement durable, elle nous amène à une quête d’équilibre et d’harmonie.

3. Nous reconnaissons qu’il existe une puissance plus grande que celle qui apparaît à la personne ordinaire. Du fait qu’elle est plus grande que l’ordinaire elle est parfois dite «surnaturelle». Nous pensons cependant que c’est une erreur car il s’agit d’une potentialité naturelle.

La wicca reconnaît l’invisible, qu’elle que soit sa forme, et qu’il fait partie intégrante de l’univers. Il n’y a pas de hiérarchie dans ces différentes formes, le sacré, le divin, les entités font partie du tout et sont partout : nature, vie, animaux, végétaux, … sans jugement de valeur. Elle reconnaît la puissance de la nature.

4. Nous pensons que la puissance créatrice dans l’univers s’est manifestée à travers la polarité masculine et féminine et que c’est la même puissance créatrice qui crée l’interaction entre le masculin et le féminin. Nous n’en estimons aucune supérieure à l’autre, sachant qu’elles se soutiennent mutuellement. Nous pensons que le sexe peut-être considéré comme un plaisir, comme un symbole, comme l’incarnation de la vie et comme une des sources cachées de l’énergie utilisée dans la pratique de la magie et de la religion. 

Pour moi ce principe évoque l’égalité des sexes, l’amour inconditionnel comme symbole de la vie. Il exprime également la liberté des corps, la liberté sexuelle et son utilisation énergétique, sans tabou. On nous invite à une quête d’équilibre entre masculin et féminin, entre soleil et lune, ombre et lumière.

5. Nous reconnaissons l’existence des mondes extérieurs et intérieurs parfois appelés, psychologiques, spirituels, inconscient collectif, etc. Nous reconnaissons l’existence d’une interaction entre ces deux dimensions qui se traduit de plusieurs manières, par exemple par la spiritualité, la magie ou les phénomènes paranormaux. En conséquence nous ne négligeons aucune dimension par rapport à une autre et nous considérons le monde dans sa totalité par rapport à la perspective de notre réalisation.

Pour moi ce principe rejoint le numéro 3, avec une notion de croyance qui nous amène à sortir des schémas, en reconnaissant différents plans, différentes dimensions. La wicca est aussi un travail avec l’invisible, en le reconnaissant, en le respectant. Il s’agit de prendre conscience de ces différents mondes et d’en comprendre les interactions.

6. Nous ne reconnaissons aucune autorité hiérarchique, mais honorons ceux qui enseignent, respectons ceux qui partagent leur grande connaissance et sagesse, ainsi que ceux qui se sont courageusement offerts à l’animation d’un groupe. 

Cela fait référence au système des covens et de manière générale à l’enseignement et au partage de connaissance. Ici, le principe nous invite à ne pas considéré une personne supérieur à une autre, comme les prêtres ou prétresses wiccan.e.s. Il s’agit d’intitulés symboliques, qui ne donnent pas de pouvoir de supériorité ou de privilèges. Je l’interprète également comme le fait que chacun.e apporte sa connaissance, son expérience et qui n’est pas mieux qu’une autre, mais différente et ce qui fait la richesse de ces pratiques.

7. Nous croyons que la religion, la magie et la sagesse sont trois expressions d’une même voie que nous rencontrons dans la façon de voir le monde et dans la philosophie de vie que nous appelons le paganisme.

Ce principe rappel que la wicca est une religion païenne qui peut prendre différentes formes, à travers la magie, la sorcellerie, le paganisme. Ces d’ailleurs trois approches qui sont souvent travaillées ensemble, car je crois qu’elle s’apporte et se complète. Il rappel également que la Wicca est une véritable philosophie de vie.

8. S’enorgueillir du titre de «païen», de «sorcier», de «mage» ou de quelque autre de ce genre ne rend pas tel, l’hérédité pas davantage, ni la collection de titres, degrés et initiations. Un «mage» cherche à contrôler les forces présentes en lui et fait son possible pour vivre avec sagesse, sans faire de tort aux autres et en harmonie avec la nature, il sait aussi écouter sans juger. 

J’aime particulièrement ce principe, qui appel à être humble, que peut importe le titre que l’on a ou que l’on s’octroie cela ne fait pas de nous une personne avec plus de pouvoir ou de valeur. Que ce soit vis à vis de la communauté wiccane que des autres personnes. Il invite à la magie, à un travail sur soit même.

9. Nous croyons à la réalisation de la vie, à l’évolution, au développement de la conscience éclairant notre compréhension de l’univers, ainsi qu’au rôle personnel que nous tenons au sein du monde.

C’est le principe qui nous rappel que nous sommes tous ici pour une raison, que nous faisons partie intégrante de l’univers et que nous avons un rôle à jouer. Pour que l’univers fonctionne nous devons prendre conscience de notre rôle et continuer de faire évoluer nos pratiques.

10. Notre seule animosité envers le christianisme, ou envers toute autre religion ou philosophie de la vie, repose sur leur prétention à être «la seule voie», cherchant ainsi à dénier la liberté de pratique et de croyance.

Il souligne l’importance de la liberté de chacun, dans ses croyances, dans ses pratiques. Cela souligne l’importance de ne pas manipuler ou inciter à la peur face à des pratiques qui sont différentes des siennes.

11. Nous ne sommes plus aujourd’hui menacés par la discussion sur notre histoire, nos origines et la légitimité de nos traditions. Nous nous sentons essentiellement concernés par notre présent et notre futur. 

Cela fait référence à la chasse aux sorcières, aux accusations, aux préjugés sur les pratiques de sorcellerie notamment. Qu’il est important aujourd’hui de penser à l’avenir de nos pratiques.

12. Nous ne reconnaissons pas l’existence d’un principe absolu du mal qui serait par exemple représenté par des entités comme «Satan» ou «Diable», dans la tradition chrétienne. Nous ne recherchons pas la souffrance et ne reconnaissons pas de vertu particulière à la mortification.

Ce que j’aime en paganisme et dans la wicca c’est que rien n’est complètement bien et rien n’est complètement mal. Les entités ou divinités représentés en wicca sont imparfaites et représentent cette dualité. Il n’y a donc pas d’incarnation du mal !

13. Nous croyons que nous devons rechercher dans la nature ce qui contribue à notre santé et notre bien-être.

Pour finir, on nous rappel que tout ce dont nous avons besoin est autour de nous, et qu’être fidèle à soi-même, être en harmonie, cela passe aussi par prendre conscience de ce qui nous entoure et l’intégrer dans notre pratique.

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