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Pour comprendre de quoi il s’agit, je vous invite d’abord à lire l’article introduction :

Je voudrais rappeler avant toutes choses, deux points qui me sembles essentiels :

  1. les esprits de la nature, sont représentés dans notre folklore, nos contes et légendes, en humanoïdes, ont les a humanisé je pense pour mieux les comprendre et s’en rapprocher. Cependant, je ne crois pas qu’ils aient réellement cette forme, alors dépasser les images construites dans votre esprit et laissez vous surprendre
  2. Les esprits de la nature, sont comme la nature, ils font ce qui est juste pour l’équilibre, ils sont changeants, ils ne cherchent donc pas à nous servir, ou à répondre à nos besoins individuels. Nos ressentis, leurs messages, actions, peuvent donc parfois nous sembler rudes. Il faut être en capacité de comprendre qu’il ne s’agit pas de nous, il faut savoir se protéger de ce que l’on est pas prêt.e à recevoir.

Entrer en connexion

Pour moi il est indispensable d’être en nature, il peut s’agir d’un parc, d’une forêt, d’une montagne, d’une plage, en fonction du lieu que vous choisissez vous rentrerez en contact avec des esprits, des forces, différentes.

Lorsque l’on rentre dans un lieu avec pour objectif de rencontrer, de sentir, de communiquer avec les esprits de ce lieu, avec le petit peuple, on adopte un posture différente qu’une balade en forêt par exemple. Il est important de prendre conscience de sa place dans ce grand tout, d’adopter une posture de respect.

Avant de pénétrer dans le lieu, prenez le temps d’exprimer votre intention, d’honorer le lieu et les esprits, par la poésie, un chant, une offrande matérielle ou immatérielle. Il faut instaurer une relation de confiance, en respectant l’équilibre du lieu, en expliquant son intention.

Libérez-vous d’attentes de résultat, ou d’expériences que vous aurez pu voir ou lire, chaque relation est unique, chaque lieu, personne, esprit, est unique. Surtout, armez vous de patience, il faudra peut être y retourner 10 fois, en appliquant le même protocole, pour ressentir ou voir quelque chose.

Pour ressentir ou voir quelque chose, il faut aussi se faire confiance, se libérer de ses croyances limitantes, pour ça je vous invite à pratique la méditation en mouvement. Au lieu de marcher, l’esprit remplie de pensées du quotidiens, faites le vide, en entrant en été méditatif, en étant de conscience modifié en marchant.

Au delà de ressentir, c’est de faire confiance à vos ressentis et de les suivre. Cela vous emmènera peut être hors des sentiers, là où vous pourrez les rencontrer. Quand vous avez trouvez l’endroit spécifique où vous ressentez que quelque chose peut se passer, installez-vous, et laissez se faire la prise de contact. Encore une fois, il faudra peut être y retourner 10 fois avant que quelque chose se passe. Prenez conscience que la communication ne se fera comme entre être humain ! Ne vous attendez pas à avoir une conversation, ou que vous allez les voir comme vous pouvez vous voir. Il faut dépasser nos sens habituels, dépasser notre niveau de conscience habituel, pour percevoir autrement : des sons, images, mots, ressentis. Accueillez tout ces éléments sans jugement.

Pour ma part, la plus part du temps, le premier contact a été une purification, comme pour que je puisse m’intégrer dans le lieu. J’ai ensuite reçu des messages, comme par télépathies : des mots qui surgissent dans mon esprit. Mais aussi par des éléments concrets dans la forêt, qui m’indiquaient des lieux, des éléments (comme des ossements, des ronds de champignons, chouette, …). J’ai déjà été appelée dans une autre forêt. Bref, beaucoup de choses peuvent se passer, mais il faut être prêt.e à le recevoir, se libérer des attentes et croyances limitantes, faire confiance et suivre son instinct. Ce n’est pas toujours facile, il faudra patience et persévérance.

La dernière étape est très importante : revenir dans sa réalité. Il faut sortir du lieu, remercier, honorer et ensuite revenir à soi. Cela peut être en bougeant son corps, en mangeant quelque chose ou en buvant, il faut revenir dans son corps physique, ici et maintenant.

Construire un protocole

Quand vous allez prendre confiance, expérimenter à plusieurs reprises, peut être ressentir les premières communication, vous allez naturellement construire un protocole. Je vous invite à conscientiser ce protocole, à le solidifier, il sera un socle important pour avancer sur ce chemin.

Le protocole ces les étapes : comment vous rentrez dans ce lieu ? ce que vous dites ? peut être même comment vous êtes habillé.e ?

Quelle posture ? Quels gestes ? mots ?

Quel chemin vous empruntez ?

A quel moment c’est le plus propice ? ce n’est sûrement pas vérifiable, mais pour moi les meilleurs moments, à l’aube, au zéniht et au crépuscule

Est-ce que vous vous aidez d’outils ? Par exemple, la primevère, le serpolet et la pensée sauvage peuvent aider à mieux percevoir. Le millepertuis, sorbier et sureau pour la protection. Le noisetier pour vous aider dans la connaissance. Mais il peut aussi s’agir d’un talisman que vous portez, d’une pierre qui vous accompagne, …Ensuite c’est de comprendre et de consolider le protocole que vous créez avec eux, par quel biais vous communiquez, comment vous rentrez en connexion, comment cela se déroule, sachez aussi comprendre quand cela se termine.

La magie

Quand une relation de confiance c’est établie, que le protocole est installé, le travail magique peut commencer.

Pour ma part j’ai été guidé sur ce que je pouvais faire : rituels, forme du rituel mots à utiliser, plantes, visualisation, onguent, talisman, tout m’a été donné.

Mais toujours pour un objectif collectif, très clairement il ne s’agit pas de soi, de l’individu, mais d’un tout. Il s’agit de travailler ensemble au maintien de l’équilibre dans le chaos. La nature est un chaos, nous sommes un chaos, on ne contrôle rien, il s’agit plutôt de libérer certaines énergies, d’en rediriger d’autres, on co-anime la participation qui se joue.

C’est pourquoi il est important de comprendre sa place, de comprendre que longtemps l’humain a contribué au déséquilibre (sans jugement ou culpabilisation, c’est un fait), et que nous avons une place à reprendre. Il ne s’agit pas de se connecter à la nature, mais de rependre conscience que l’on en fait partie, il ne s’agit pas de poser des intentions pour être mieux dans sa vie, ou gagner plus d’argent, la nature n’a pas d’intérêt individuel, la nature fonctionne en collectif, en énergie communautaire. J’ai compris que la nature célèbre chaque vie et chaque individu, mais au sein d’un tout, intégré et uni.

Travailler avec les esprits de la nature, c’est faire contribuer son énergie à un système complexe pour maintenir l’équilibre, qu’il soit complet, sans rien de moins ou de trop. La magie elle réside là avec le petit peuple, les esprits de la nature, dans le rythme, dans la partition qui se joue, dans chaque notes, et si on prend la peine de regarder et d’entendre, on peut danser et chanter avec eux, participer en toute humilité au fonctionnement universel de la vie et de la mort.

La magie du travail avec le petit peuple, c’est d’avancer l’esprit libre, le coeur ouvert pour fusionner avec son environnement, se détacher de ses préoccupations personnelles pour embrasser le tout, l’unité.

ATTENTION Je ne dis pas que ce n’est pas intéressant de travailler sur soi, pour soi, je le fais en magie, à l’occasion des sabbats, et des esbats, de certains rituels, je pense juste que ce n’est pas approprié partout et tout le temps, et que le travail avec les esprits de la nature, de ce que je comprends, n’est pas un travail individuel.

Lectures

vous pouvez continuer de vous informer en lisant, je vous propose quelques livres ici. Mais pour moi il s’agit surtout d’expérience, tant que vous n’aurez pas les deux pieds dans la boue, ou les feuilles, ou le sable, ou l’eau, le regard confiant, le coeur ouvert, l’esprit clair, prêt.e à recevoir leur sagesse, aucune lecture ne l’apprend.

Je pense que l’on reçoit toutes et tous un savoir et des connaissances différentes, que l’on créé des relations uniques. Lire des écrits des autres, c’est enrichissant, mais pensez que ce sera différent pour vous, ces lectures doivent vous ouvrir à d’autres possibles mais ne vous enfermez pas dans des croyances limitantes.

  • le petit peuple de Sandrine Rabouan
  • Les contes du petit peuple de Peirre Dubois
  • Françoise Morvan a écrit sur les lutins
  • le royaume du nord et des trolls de Pierre Dubois
  • chroniques du Nord Suvage de Pierre Dubois
  • les livres de sandrine gestin
  • Le Petit Livre du Peuple Caché: Vingt histoires d’elfes tirees du folklore islandais de Alda Sigmundsdottir  
  • Histoire du petit peuple de Armand Langlois
  • le site de la bnf : https://fantasy.bnf.fr/fr/comprendre/un-petit-peuple-au-grand-pouvoir/
  • en création artisitque je vous conseille le travail de Frédéric Mazingue

Commentaires(2)

    • Flore

    • 5 mois ago

    Cela fait plaisir de rencontrer enfin quelqu’un qui ne soit pas un touriste (j’arrive,je m’émerveille je demande, je prend et je m’en vais)ou un consommateur(C’est beau la nature, ça me rend beau, je prend ce qui me plait, j’ai un besoin, ça me fait du bien, je m’en vais) dans ses croyances, la relation avec la Nature et ceux qui la peuple est l’essence même d’une relation, confiance, communication, patience, remise en question, abandon, observation, adaptation, répétition… Mais tout cela, que nous croyons connaître, la Nature nous le réapprend par nos sens, notre instinct et cela est souvent très rude. C’est une évidence quand on l’ose. Mais il n’y a pas de retour possible.

      • Eclair

      • 5 mois ago

      oui il est certain que cela demande de l’investissement et du temps, merci pour ton partage 🙂

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