Après une retraite spirituelle de transformation où j’ai décidé de changer radicalement de rythme de vie, je fais le bilan, deux mois après
Je ne sais pas si « transformation » est le bon mot. C’est peut-être trop grand, trop définitif pour ce qui s’est vraiment passé. Ce qui s’est passé, c’est plus simple et plus lent que ça : j’ai cessé de croire que travailler plus de jours voulait dire produire plus. Et depuis, j’essaie, vraiment j’essaie, de vivre comme si c’était vrai.
Travailler moins, et pourtant produire plus
Ça paraît presque absurde à écrire tellement c’est devenu une évidence pour moi maintenant. J’ai réduit mes jours de travail. Pas par confort, par nécessité, après la retraite, après avoir senti que continuer au même rythme allait finir par m’épuiser au point de ne plus pouvoir créer du tout. Et ce qui s’est passé ensuite, je ne l’avais pas anticipé : j’ai produit plus. Pas malgré la réduction du temps, grâce à elle.
Je crois que pendant des années j’ai confondu présence et productivité. Être assise devant mon écran huit heures voulait dire que j’avais travaillé, même si la moitié de ces heures étaient diluées, dispersées, traversées par la fatigue qui s’accumule sans qu’on s’en rende compte. Maintenant, quand je travaille, je travaille vraiment. Les heures sont plus denses, plus concentrées, et au final, plus nombreuses en résultat que les journées entières d’avant.
Ce n’est pas un conseil de productivité que je veux donner. C’est juste ce que j’ai observé sur moi-même, et ça continue de me surprendre chaque fois que je fais le bilan d’un mois.
Mes jours de repos, vraiment nourris
La partie la plus difficile, honnêtement, ça n’a pas été de réduire le travail. Ça a été d’apprendre à habiter les jours qui restaient sans culpabilité.
Pendant longtemps, le repos pour moi ressemblait à une récupération forcée, le minimum vital pour pouvoir retourner produire le lendemain. Maintenant, j’essaie d’en faire autre chose. Des jours où je ne fais rien, vraiment rien, sans qu’il y ait un objectif caché de recharge en vue du travail. Juste du temps qui ne sert à rien d’autre qu’à être vécu.
C’est encore inconfortable, parfois. Il y a une petite voix qui demande ce que j’ai « produit » dans ma journée même quand je sais que ce n’est pas la question. Mais cette voix parle un peu moins fort qu’avant.
Explorer, marcher, regarder
Ce que la retraite m’a aussi donné, c’est du temps pour des choses que je remettais sans cesse à plus tard, faute de place dans l’agenda. Visiter une exposition un mardi après-midi sans avoir l’impression de voler ce temps à autre chose. Marcher sans destination précise, juste pour voir où mes pas me mènent dans une ville ou une forêt. M’arrêter devant quelque chose simplement parce que ça m’attire, sans avoir prévu de m’arrêter.
Je redécouvre la lecture comme un plaisir plutôt qu’une dette, des livres que j’achète depuis des années sans les ouvrir, par manque de disponibilité mentale. J’écris aussi pour moi, pas seulement pour mon travail, des carnets, des fragments, des choses qui ne seront jamais publiées et qui n’ont pas besoin de l’être. J’apprends des choses nouvelles juste parce que ça m’intéresse, sans chercher à en faire quelque chose de productif.
Et je nourris mes relations différemment. Pas en cochant une case « voir des amis » dans un agenda surchargé, mais en ayant vraiment l’espace mental pour être présente quand je suis avec quelqu’un, sans penser à la prochaine échéance.
Où j’en suis vraiment
Je ne veux pas faire de ce texte un témoignage parfaitement ficelé, où tout est résolu et où je vis désormais en parfait équilibre. Ce n’est pas vrai. Il y a des semaines où je retombe dans le réflexe de remplir chaque heure libre. Il y a des jours de repos qui finissent quand même par ressembler à de la récupération anxieuse plutôt qu’à du vrai repos. Ce n’est pas linéaire.
Mais en ce mois d’août, où tout parle de récolte et d’abondance, je crois que c’est ça, ma récolte la plus honnête de cette année : pas un projet abouti, pas un chiffre, mais une façon différente d’habiter mon temps, encore fragile, encore en construction, mais réelle. Et je crois que c’est suffisant pour être nommé, même imparfait.
La plateforme Magie Saisonnière
UN ESPACE SACRÉ EN LIGNE
Qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit d’une plateforme en ligne où vous retrouvez chaque mois de nouveaux contenus en lien avec le thème de l’année pour s’harmoniser avec le cycle de la lune et des saisons. Selon le palier d’abonnement choisi, vous avez accès à : des cours, des rituels, des méditations, des tirages de cartes et surtout une communauté de pratiquants pour échanger et explorer ensemble.


0 commentaires