Imbolc 2026 le 1er ou le 3 février : Pourquoi, comment ?

par | Jan 29, 2026 | imbolc | 0 commentaires

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Par-delà les frimas de février, une vibration subtile parcourt le sol. Ce n’est pas encore le printemps, mais ce n’est déjà plus tout à fait l’hiver. Bienvenue à l’intersaison entre l’hiver et le printemps, ce portail sacré où la lumière renaît du silence.

L’hiver semble immobile, et pourtant, sous la surface, tout s’accélère. Dans la roue de l’année, ce moment occupe une place à part. Souvent réduit à la date du 1er février, ce moment est en réalité une « intersaison », un entre-deux mondes. En 2026, je vous invite à plonger dans la mécanique céleste pour vivre ce passage non plus comme une date sur un calendrier, mais comme un mouvement vivant.

Le réel vs la tradition : Quelle date choisir en 2026 le 1er ou le 3 février ?

Pour cette année 2026, deux approches s’offrent à vous. Comprendre leur origine permet de choisir celle qui résonne avec votre pratique.

La tradition celtique (1er Février) : La mémoire collective

La date du 1er février est une convention humaine. Elle s’appuie sur des racines historiques : du Calendrier de Coligny aux traditions médiévales irlandaises liées à la Sainte Brigitte. C’est une date culturelle et sociale, idéale pour ceux qui souhaitent s’inscrire dans un égrégore collectif et honorer le folklore celte. La littérature irlandaise ancienne, notamment le Glossaire de Cormac (Sanas Cormaic), écrit vers l’an 900, mentionne explicitement la fête d’Imbolc.

Février : Le serment de l'étoile

L’astronomie (3 Février) : La vérité du cycle

Si votre démarche est naturaliste et que vous cherchez la connexion au « réel », la date astronomique est votre boussole. C’est la seule qui représente une réalité physique : le moment où la Terre atteint l’angle exact de 315° de longitude solaire.

  • En 2026, ce point de bascule se produit le 3 février à 19h22 UTC (soit 20h22 en France et 14h22 au Québec).
  • La précision vibratoire : Pratiquer une méditation ou un rituel au moment précis de ce calcul donne une dimension plus organique à votre démarche. Vous vous « alignez » sur la mécanique céleste à la minute même où elle se produit.

Et chaque année la date change, pourquoi ? Parce que les dates des équinoxes et solstices aussi (notamment en lien avec les années bissextiles). Mais aussi parce que la terre ne se déplace pas à une vitesse constante autour du Soleil (elle va plus vite quand elle est proche de lui, au périhélie, qui arrive justement début janvier). C’est pour cela que la moitié « temporelle » (le nombre de jours) et la moitié « géométrique » (l’angle de 315°) peuvent différer de quelques heures.

Le calcul repose sur la durée réelle de l’hiver :

  1. L’intervalle : Entre le solstice du 21 décembre 2025 et l’équinoxe du 20 mars 2026, il s’écoule environ 89,2 jours.
  2. Le milieu : La moitié de ce voyage temporel tombe après 44,6 jours de route… soit le 3 février.
  3. Identifier l’intervalle :
    • Du solstice d’hiver (21 décembre 2025 à 10h03) au 31 décembre : 10,58 jours.
    • Mois de janvier 2026 : 31 jours.
    • Jusqu’à l’équinoxe de printemps (20 mars 2026 à 14h46) : 79,61 jours.
    • Total de l’hiver 2025-2026 : environ 89,2 jours.
  4. Trouver le milieu :
    • La moitié de 89,2 jours est 44,6 jours.
  5. Ajouter ce délai à la date de départ :
    • Partant du 21 décembre :
    • 10 jours (fin décembre) = il reste 34,6 jours.
    • 31 jours (janvier) = il reste 3,6 jours.
    • On arrive donc au 3 février (dans l’après-midi ou la soirée).

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Qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit d’une plateforme en ligne où vous retrouvez chaque mois de nouveaux contenus en lien avec le thème de l’année pour s’harmoniser avec le cycle de la lune et des saisons. Selon le palier d’abonnement choisi, vous avez accès à : des cours, des rituels, des méditations, des tirages de cartes et surtout une communauté de pratiquants pour échanger et explorer ensemble.

La magie du seuil : Pourquoi ne pas s’arrêter aux solstices et équinoxes ?

Si les solstices et les équinoxes sont les quatre piliers de l’année — nos points cardinaux — les intersaisons en sont les portails. S’arrêter uniquement aux quatre grands rendez-vous solaires, c’est comme regarder une photo du sommet d’une montagne et une photo de la vallée, sans vivre l’ascension.

  • La magie de l’invisible : Les solstices et équinoxes célèbrent des événements visibles (le jour le plus court ou le plus long ou nuit et jour sont d’égale durée). Les intersaisons, elles, célèbrent ce qui est en cours de devenir. À Imbolc, le printemps est absent physiquement, mais il est là énergétiquement : la sève commence à bouger, la vie s’active dans le secret de la terre. C’est le moment idéal pour travailler sur vos intentions cachées et vos projets en incubation.
  • Maintenir l’élan et la fluidité : Trois mois séparent un solstice d’un équinoxe. Sans les intersaisons, nous avons plus de difficultés à suivre la danse du cycle. L’intersaison agit comme un ajustement de trajectoire. Elle nous permet de ne pas attendre, par exemple, l’équinoxe de printemps en mars pour nous réveiller, mais d’infuser de la nuance et de la douceur dans notre transition.
  • Le temps du choix : Alors que les solstices célèbrent des résultats, les équinoxe l’équilibre, les intersaisons sont des moments d’action subtile. Imbolc est le temps de la purification : on trie, on nettoie, on choisit consciencieusement les graines que l’on veut voir germer.

Intersaison hiver-printemps comme « fenêtre de passage »

Plutôt que de voir Imbolc comme un jour unique, je vous invite à le vivre comme une fenêtre de transition qui s’ouvre début février :

  1. L’ouverture (1er février) : Le réveil de la mémoire et de l’intention avec en plus en 2026 la pleine lune
  2. Le sommet (3 février) : Le cœur du cycle, le moment où nous avons parcouru exactement la moitié du chemin entre l’ombre (solstice) et l’équilibre (équinoxe).

Célébrer à la date astronomique permet de s’extraire d’une tradition qui n’est pas forcément la nôtre pour observer le rythme local. C’est souvent autour de ce 3 février que le « vrai » basculement météo s’opère : la luminosité prend enfin le dessus sur le froid profond.

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