La sorcière d’hier et d’aujourd’hui

Caroline de Fleurs Sauvages

crédit @fleurs_sauvages_officiel

Je m’appelle Caroline, j’ai 38 ans, je vis en couple depuis plus de 20 ans, nous ne sommes pas mariés, et avons 2 petites filles, Louise 10 ans, et Hanna 5 ans.

Je n’ai pas fait de grandes écoles, je n’ai pas de tas de diplômes, je n’ai ni écrit de livres, ni fait de conférences, j’ai appris à l’école de la vie et de mes ancêtres un certain savoir qui fait ce que je suis devenue aujourd’hui.

Dans les phrases qui vont suivre, je tiens à préciser qu’il s’agit de mon avis personnel, je n’ai pas toutes les réponses, j’ai peut être tord ou raison … l’important étant de pouvoir partager sur le sujet, et d’adoucir un thème devenu parfois trop agressif ou sombre à mon sens.

Suite à une story sur ton compte Instagram (que vous pouvez retrouver sur le profil https://www.instagram.com/fleurs_sauvages_officiel/ sous le nom de « sorcière) on a eu très envie que tu nous en dise plus sur ce que tu as exprimé.

Depuis quelques temps je vois fleurir sur les réseaux sociaux, sur internet ou dans les livres, la mention de « Sorcière ». Certains livres, comptes ou autres sont très sérieux, d’autres beaucoup moins. Le mot « Sorcière » est selon moi loin d’être anodin, et par respect pour ce qu’est réellement cette femme libre, j’ai eu envie d’expliquer aux gens (surtout aux personnes qui ne connaissent pas le sujet) ce que représente selon moi, la vraie « sorcière » et tout ce que ça implique, en bien ou en mal.

Je n’ai pas la prétention de tout connaître sur le sujet, mais il y a des bases qui me semblent essentielles qui méritent d’être expliquées convenablement. Cette story a pris une ampleur assez importante, je ne pensais pas avoir autant de retour de ces dizaines de femmes qui par curiosité, soutien, bienveillance ou conviction, m’ont contactée pour discuter de ce sujet ou me remercier de se sentir enfin comprises (et de remettre les choses à leur place).

La sorcière n’est pas un phénomène de mode, ou un buisness, elle existe depuis la nuit des temps, dans tous les pays, toutes les cultures, sous différente formes, elle s’adapte, évolue mais reste intouchable et mystérieuse.

Que cela puisse durer éternellement … 

Tu commences par ces mots :

« depuis quelques temps, une « mode est en train de naître sur les réseaux sociaux … le fameux mythe de la « Sorcière » … On peut lire tout est n’importe quoi aux risques de pratiques dangereuses. »

Est-ce que déjà tu peux nous en dire plus, sur comment prend forme cette mode sur les réseaux sociaux ? Autour du mythe de la sorcière ? 

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En lisant beaucoup de choses sur internet, et dans les livres, j’ai pu constater plusieurs points. Tout d’abord le besoin d’appartenance à un groupe, certainement à cause d’un mal être causé par la société dans laquelle nous vivons, où les gens ne s’y retrouvent plus. J’ai également constaté l’amalgame fait entre la « Sorcière » et le « Féminisme », ce qui me dérange beaucoup, et enfin cet effet de mode qui peut devenir dangereux si les personnes sont mal renseignées, ou veulent expérimenter par elles -même, un chemin qui n’est pas sans risques si l’on s’y prend de la mauvaise manière ou qu’on rencontre les mauvaises personnes.

Quels sont les risques et les pratiques dangereuses potentielles ? 

La sorcière et l’occultisme sont liés, l’un de va pas sans l’autre c’est une évidence. Je n’ai pas voulu en dire plus dans ma story car le sujet est vaste et complexe. 

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L’occultisme est une pratique à ne pas mettre entre toutes les mains, il faut d’une part être très équilibré, être assez « ancré » , et d’autre part, il faut être bien entouré et savoir à quoi on s’expose.

Il peut être très dangereux pour des jeunes personnes sensibles de s’y intéresser ou d’essayer certaines pratiques, comme cela peut être dangereux de jouer avec le feu. J’ai lu plusieurs témoignages de personnes ayant mis le feu à leur logement à cause de bougies mal éteintes par exemple, ou encore des séances de spiritisme qui ont mal tournées, ou de rencontres malveillantes et j’en passe … Malheureusement, l’Ego humain n’a pas toujours conscience des dégâts physiques ou moraux que peuvent causer certaines expériences, de plus il y a des énergies auxquelles il ne nous est pas permis de toucher, c’est pour cette raison que j’ai voulu recentrer le mot « Sorcière » sur la nature, les bienfaits des plantes, la liberté etc … cela me parait beaucoup moins obscur et plus sain.

Tu définis la sorcière ici comme une femme libre, que penses-tu de la place de l’homme dans la sorcellerie ?

Ma story était plutôt centrée sur la Femme d’hier et d’aujourd’hui, mais bien sûr, les hommes ont largement leur place dans ce domaine, il n’y a pour moi aucune différence, bien au contraire, hommes et femmes sont complémentaires, tout comme le Yin et le Yang, nous avons besoin l’un de l’autre pour exister et tout sentiment de haine, ou de rejet, que ce soit d’une part ou d’autre n’a pas sa place.

La pratique de la sorcellerie peut consister à la création de sortilèges, bons ou mauvais, que penses tu de ces pratiques ?

Effectivement, qui dit sorcellerie pense forcément aux sortilèges, pourtant la sorcière n’y est pas forcément liée ou en tout cas pas dans le mauvais sens du terme, même si on le voit et on l’entend partout depuis toujours. Il n’y a qu’à regarder les contes pour enfants, comment voulez vous que la sorcière ait une bonne image ?  tout comme pour les loups d’ailleurs, c’est un autre sujet qui à tendance à me faire bondir … 

Quand on lit la définition du mot « Sorcière » voici ce qui suit : « Personne à laquelle on attribue des pouvoirs surnaturels et en particulier la faculté d’opérer des maléfices avec l’aide du diable ou de forces malfaisantes. », je trouve cette définition particulièrement injuste, et résiduelle de l’époque où la religion entre autre a voulu faire passer ces femmes pour mauvaises et diaboliques, ce qui a causé bon nombre de crimes, d’injustice ainsi qu’une incompréhension totale qui perdure depuis des siècles.

Je n’aime pas parler de « Sorts » je parlerais plus de Remèdes, ou médecines. Un sort signifie qu’on déplace des énergies qui n’ont pas lieu d’être déplacées par respect pour l’âme, pour la nature et sa magie, or on ne force par une personne à tomber amoureuse, on ne provoque pas de gains aux jeux, ou encore, on ne brise pas de liens …. C’est une question d’éthique et de morale, de plus il ne faut pas oublier que ce que l’on envoie à l’univers nous revient avec plus de force, dans le bien comme dans le mal, et le Karma demande à ce que les situations, conflits, ou autre, soient réglés par nous même et non pas par certaines forces. On ne contourne pas les choses, on les affronte, aussi difficiles soient-elles. Il n’y a que de cette manière que nous pouvons être libres en en accord avec nous-même.

Il faut être vigilant quand on utilise les plantes et encens, car d’une part, certaines plantes peuvent être particulièrement toxiques voir mortelles, et d’autre part, les encens, ou résines ne sont pas toujours inoffensifs ni compatibles, ainsi les effets peuvent facilement s’inverser. 

La sorcière vit en accord avec son esprit, son âme et la nature, ces mots nous ont fait beaucoup écho, est-ce que tu as envie de partager une expérience, un ressenti sur ce sujet ?

La Sorcière vit au contact de la nature, qu’elle respecte par-dessus tout. Elles sont toutes deux liées par une magie particulièrement puissante. La forêt est sa maison, les animaux sa famille, les minéraux ses amis … Elle est reliée à la terre comme un enfant à sa mère, elle utilise les plantes dont elle entend le langage pour soigner, marche pieds nus dans les sous bois, libre de corps et d’esprit. 

Attention également aux différents symboles qui, mal utilisés, peuvent provoquer plus de mal que de bien. Concernant les mauvais sorts, il est évident qu’il ne faut jamais les tenter, et que ceux qui les essayent, passé un sentiment de gloire, en payent très cher le prix à un moment où à un autre de leur vie.

Elle entend les messages, du vent, la force du feu, la pureté de l’eau et la connaissance de la terre. Son âme parle à cette terre et la terre lui répond, elle connait les cycles des saisons, le cycle de la vie, elle se confie à la lune et se réchauffe au soleil.

Elle n’a pas les mêmes règles que celles des hommes, pratique sa propre justice, et celle de l’univers, les lois humaines lui paraissant folles ou injustes. Elle connait les mémoires de ses ancêtres, ils sont ses guides, ses conseillers.

La sorcière est alignée, entre son propre corps, son esprit, son âme et la nature. Ils ne font qu’un, ils ont besoin l’un de l’autre et cheminent ensembles sur sa propre destinée. La sorcière n’a pas la même vision de la vie que les Hommes ni les mêmes buts, elle voit avec son âme, l’Ego n’étant plus le maître de ses pensées.

Il lui importe plus de se promener dans les bois que dans une foule en pleine ville, la solitude et le silence étant un besoin premier, car quand elle est seule, elle entend le chant du monde, le battement de la terre, c’est pour elle comme une musique légère, gracieuse, qui la fait se sentir en vie.

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« Elle vit de silence et de spiritualité de livres et de connaissances, à la fois dans le monde et en dehors du monde, à mi chemin entre terre et ciel ».

Tu pointes une grande question, le lien entre spiritualité et ésotérisme/occultisme, comment cela s’exprime dans ta pratique ?

Tu sais que nous ne sommes jamais seuls, nous vivons une vie terrestre mais sommes entourés par nos esprits guides, qui nous aident à avancer et à faire les bons choix, encore faut il savoir (vouloir) les entendre.

Il est à mon sens, important de garder les pieds sur terre, en essayant de vivre pleinement sa vie, en profitant de notre famille, de nos amis, de s’amuser, de rire et de danser, et surtout de faire des choses qui nous font plaisir. Vivre dans le monde permet de ne pas perdre pied. C’est ce qui nous est demandé dans le monde d’en haut.

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L’ancrage permet une vie spirituelle plus riche et équilibrée. 

La spiritualité et l’ésotérisme se rapprochent par un savoir qui vient de l’intérieur (contrairement à l’exotérisme). Une parfaite connaissance du Moi ainsi que du chemin de l’âme pour la spiritualité. Cela n’a rien à voir avec la religion.

L’ésotérisme parait plus scolaire, plus fermé et mystérieux, différent encore de l’occultisme plus tourné vers le monde. Il existe de nombreux domaines touchant à l’ésotérisme, une vie entière ne suffirait pas à tout connaître. 

L’ésotérisme nécessite de lourds apprentissages ainsi qu’une grande rigueur. La spiritualité est à mon sens plus légère, d’une plus grande liberté, je recherche avant tout cette liberté de choix et de vie.

Je me tourne d’avantage vers la spiritualité et la guérison de l’âme plutôt que vers l’ésotérisme (qui me passionne tout de même depuis très jeune), je ressens d’avantage le besoin de me relier à la lumière, l’occultisme étant plus sombre. 

La spiritualité est pour moi une réelle libération de l’âme, elle nous aide à nous élever, à soigner nos blessures les plus profondes pour une vie heureuse et harmonieuse.

Il est cependant possible d’allier spiritualité et ésotérisme avec beaucoup de bienveillance. Je suis conseillère en lithothérapie mais je pratique également les oracles, l’astrologie, je m’intéresse à la numérologie. Je suis passionnée par la médiumnité, le contact avec les défunts, mais uniquement ceux de lumière, non de l’ombre.

Je suis énergéticienne, j’exerce le Reiki et le Lahochi, le bien être du corps et une bonne santé passant bien sûr par la guérison de l’âme. Puisque tout est relié, je souhaite continuer mes formations en phytothérapie, aromathérapie et naturopathie.

Je lis beaucoup d’ouvrages concernant la Kabbale, l’alchimie, j’aime les symboles et leurs signification et suis profondément reliée au chamanisme. Quand on vit dans ce « monde » tellement passionnant et riche à souhait, on a toujours envie d’en apprendre d’avantage.

« La sorcière est une âme lumineuse, bienveillante, aimante au service des cieux ». Dans de nombreuses pratiques de sorcellerie, on accepte aussi sa part d’obscurité, sa part d’imperfections et on apprend à s’en servir et à composer avec, quel est ton avis sur ce sujet ? On dit aussi souvent que si elle travaille avec des entités ou des divinités, elle au service du ici et maintenant, ancrer à la terre, les cieux faisant partis d’un autre monde, quelles pensées cela t’évoque ?

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Avant de devenir une âme lumineuse et bienveillante, il est important de connaître son côté sombre, ses imperfections, de les accepter, les apprivoiser, de leur faire une place.

Tout est question d’équilibre, nous ne sommes pas des êtres parfaits, nous sommes ici pour expérimenter. Cela passe par différentes expériences qui nous apportent un panel d’émotions diverses et variées, qu’elles soient bonnes ou moins bonnes, elles sont toutes utiles à notre évolution et donc en les comprenant le mieux possible, cela nous permet d’avancer plus sereinement, mais aussi de vivre beaucoup moins dans le jugement, celui des autres, également le jugement parfois trop dur que nous avons envers nous même. Ainsi, petit à petit, nous cheminons vers un amour de soi, de l’autre, ainsi qu’une bienveillance sincère et véritable.

Le fait de travailler avec des entités ou divinités nous permet de nous élever, de nous ouvrir à une haute spiritualité, pour cela il est essentiel de rester ancré afin d’éviter de partir dans des dérives, ou de ne vivre sa vie qu’à travers le mysticisme, ce qui deviendra au final malsain, et formera un cercle vicieux de mal-être, de fatigue et de déraison.

Il est essentiel d’apprendre l’ancrage pour accéder aux cieux, les pieds aux sol, la tête dans les étoiles. Il faut savoir que le haut astral n’évolue pas sur le même taux vibratoire que le nôtre (contrairement au bas astral), il est assez difficile de communiquer facilement avec eux, et donc nécessaire d’apprendre à augmenter son propre taux vibratoire et surtout de s’ouvrir à l’amour, l’amour inconditionnel.

C’est un travail qui n’est pas forcément évident, cela demande du temps, du courage et beaucoup de sagesse.

En totale complicité avec les saisons, les éléments, les rythmes de la vie qu’elle connaît parfaitement ». En lisant ces mots je me représente la roue de l’année, est-ce que tu célèbres également les sabbats par exemple ? Ou les esbats ? Comment se concrétise cette connexion aux saisons, éléments ?

Je célèbre les sabbats à ma façon, sans entendre ce qu’on en dit, sans suivre de formule ni recette, je préfère rester libre de mes idées, et de mes envies. Etant naturellement connectée au rythme des saisons, à la nature, et aux éléments, je sais ce dont j’ai besoin et à quel moment.

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Je suis en train de créer dans mon jardin, une roue de médecine, qui me permettra de m’y ressourcer et d’y travailler, seule et avec 2 amies chères à mon cœur, sorcières également, connues dans d’autres vies.

Cette roue de médecine  aidera mes filles à développer leur spiritualité ainsi que leur connexion à la nature. J’y travaillerais l’ancrage, et le repos de l’esprit.

J’ai la chance d’habiter une ferme en campagne, avec un grand terrain, beaucoup d’arbres de nature différente, de plantes médicinales que je cultive. Cet endroit est un lieu idéal pour moi.

J’aime toutes les fêtes, mais celle qui me tient particulièrement à cœur depuis toute petite est la fête de Samain, elle me transporte depuis toujours, c’est à ce moment là que je ressens le plus la puissance de la terre, de mes ancêtres et de l’univers.

« Femme sauvage au coeur pur, aimante, femme libre et entière, elle fait peur de par sa différence,  elle dérange de part ses idées, parce qu’elle a compris le but subtil de la vie ». Elle fait peur aujourd’hui ? De part le contexte de notre société, de la place de la femme ? 

Même si la société à évoluée positivement dans certains domaines, le sujet « Féminin » reste délicat et plein de contradictions.

Tant que la Femme n’aura pas compris qu’il est nécessaire d’être authentique, libre moralement, il sera difficile pour elle de trouver sa place et d’être épanouie. Nous avons été brimées, soumises depuis des décennies, nous avons manqué de respect, d’honneur, d’amour, notre image a été trop souvent salie, et pour parfaire le tout, on nous a montées les unes contre les autres (la jalousie entre femmes est bien connue malheureusement … ), ce qui a provoqué une sorte de conditionnement qui empêche la Femme de retrouver sa vraie nature.

La Femme, celle qui n’a pas trouvé sa place, est en souffrance, elle s’éteint doucement au fil des années. Sa souffrance  peut se manifester par le non respect de son corps, de sa sexualité, de la colère exacerbée, mais aussi la culpabilité, la peur, la soumission, la dépression. Elle peut vivre sa vie par procuration ou se sacrifier totalement … alors que si elle pouvait simplement être elle-même, vivre sans chaînes ni muselières, rien de tout ça n’existerait.

La femme libre fait peur, parce que la femme libre est puissante, forte, extrêmement résistante, sans aucunement parler de « pouvoir », je n’aime pas ce terme.

Mystérieuse, inaccessible, elle fait peur de par son indomptabilité et sa résistance à presque toutes les épreuves. La femme sauvage fait peur aux autres femmes de par son étrangeté, elle fait peur aux hommes de par sa libre pensée, pourtant la elle  a un cœur immense, elle soutient, elle aide, elle aime, elle vit, elle éduque, elle a une grande générosité.

J’ai toujours pensé que les femmes étaient l’avenir de notre terre maltraitée, parce que l’amour qu’elles portent en elles est unique, et leur vient du ciel.

« La sorcière n’est pas un effet de mode, elle existe depuis des périodes ancestrales et continue d’exister aujourd’hui en chacune de nous, dans la discrétion et la sensibilité, à travers un regard vers le ciel, une caresse sur un arbre, un complicité avec un animal ». Elle est donc en chacun de nous potentiellement endormie, et on pourrait toutes la réveiller ? Je me pose question sur l’aspect sensibilité et discrétion, qu’est ce que cela implique ?

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Pour réveiller ce potentiel, il faut en avoir déjà un peu conscience. Le cœur de la Femme est rempli d’un amour dont elle ignore parfois la force. Le jour où cet amour, immense, unique, incommensurable s’ouvre à elle, la femme change pour retrouver sa vraie nature, sa sensibilité se développera, elle accèdera à cette spiritualité qui lui permettra d’évoluer dans le lâcher-prise avec plus de sérénité, et ainsi, d’être d’avantage disponible pour sa famille, ses enfants, et même son travail.

Chaque femme est différente, et la sensibilité est une chose importante. L’ouverture du cœur et de l’âme est nécessaire pour évoluer de la meilleure manière possible mais aussi pour retrouver son « soi sauvage ».

La discrétion selon moi, est simplement une question de confiance en soi, confiance en la vie et confiance en l’univers. Quand on a confiance, nous n’avons plus envie de prouver ce que nous sommes, nous vivons, simplement, discrètement, tout en ayant conscience de l’importance de semer de la poudre d’étoile autour de nous, nous semons des rêves et de l’espoir, nous semons des graines dans les esprits pour participer à un monde meilleur, en complicité avec le monde subtil qui nous guide chaque jour

« Elle n’est ni un combat; ni une mode, n’a aucune colère envers ses semblables. Elle mène une vie simple où le bonheur est une priorité. Tantôt fougueuse, tantôt douce de sa nature de femme, elle révèle les consciences et ne se révèle uniquement aux esprits ouverts capables de voir sa beauté. » Dans les traditions païennes il y a toujours cette recherche d’équilibre entre féminin et masculin, Tu partages une certaine vision de la femme, penses-tu que c’est ce qui défini la sorcière ?

L’équilibre est universel, pour l’être humain, on parle de polarité féminine / masculine, du yin et du yang, mais aussi du karma. Le karma, ce mot qui fait peur parfois, qui n’est pourtant qu’un juste équilibre des choses.

Il existe différentes interprétations du mot « sorcière », c’est pour cette raison qu’il n’est pas évident d’en parler car ma vision des choses ne sera pas celle d’une autre personnes ayant un vécu différent.

De plus, certaines personnes sont tellement perdues, qu’elles partiront dans ce qu’on appelle la magie noire, ou l’occultisme sombre, ce qui est très loin de mes idées.

Que ce soit dans la nature, chez les animaux, les végétaux ou les humains, le féminin a besoin du masculin et inversement,. Nous avons été crées de cette façon, c’est ainsi, et le rejeter ne changera pas les choses.

Quand le féminin et le masculin sont équilibrés, l’Homme se sent stable et ancré.

Je ne suis pas certaine que cela définisse la sorcière en intégralité mais ça en fait parti bien sûr.

« On ne s’improvise pas sorcière un beau jour parce qu’on en a envie, ou parce que ça « fait classe » … On vient au monde ainsi. Là est toute la différence. » Peux tu nous en dire plus, sur le fait de « naître sorcière », le vois tu comme un don ? Une capacité en particulier ?

La sorcière n’est pas un phénomène de mode, nous y revenons. Se revendiquer sorcière pour se donner une certaine importance va totalement à l’encontre des lois de l’univers. Il ne sort rien de positif quand l’égo prend le dessus, surtout dans ce domaine où la conscience de faire partie d’un tout et l’humilité sont des fondements.

Nous avons tous des capacités, nous naissons ainsi, hommes et femmes, mais piégés par le matérialisme et la société actuelle, nous oublions cette ouverture qui nous a été transmise à notre naissance, quand l’âme décide de se réincarner.

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Certains ont certes plus de capacités que d’autres, nous en comprenons parfois le sens lorsque c’est nécessaire , parfois non. Nous avons une vision des choses limitée par rapport au monde subtil.

Nous n’avons en revanche pas la capacité de nous souvenir de notre essence véritable, il nous est possible d’avancer à travers différentes expériences, comme la méditation, les annales akashiques, l’hypnose etc, mais nous comprendront uniquement le sens notre chemin quand nous retournerons « de l’autre côté ».

Il est impossible de prendre uniquement en compte notre vie actuelle, il y en a eu d‘autres derrière, nous avons tous un certain vécu, au-delà des limites du temps. C’est pour cette raison que la spiritualité est aussi importante, elle permet à chacun d’avancer dans cette vie pour continuer son apprentissage. Plus la spiritualité est importante, plus l’être humain accède à certaines vérités.

Pour parler de mon expérience, expliquer que le fait de naître sorcière est possible et terminer sur cela, l’étymologie de mon nom de famille qui remonte au moyen-âge, signifie « Jeteur de sorts ». Mon grand père était guérisseur, un être très spirituel avec beaucoup de tempérament. Au fil des âges j’ai vécu plusieurs expériences médiumniques, j’ai également très peur du feu, les petites flammes ne m’effraient pas mais les incendies me paniquent, j’ai également eu plusieurs « flashback » de mes vies antérieures, qui m’aident à me situer dans le temps, les lieux, et ce que j’étais à cette époque. Je suis passionnée par le monde végétal, animal et minéral, le pouvoir des plantes, et celui des minéraux …

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Il y a encore beaucoup à dire, et j’espère avoir la chance de pouvoir en discuter plus longuement avec vous une prochaine fois.

Merci de m’avoir lue.

Avec toute mon amitié.

Caroline

Vous pouvez la retrouver sur son compte instagram et découvrir sa boutique etsy

4 thoughts on “La sorcière d’hier et d’aujourd’hui

  1. J’ai beaucoup aimé lire cet article 🙂 ce qui est marrant c’est qu’en allant sur la boutique etsy je me suis rendu compte que c’était la personne à qui j’ai acheté mon chaudron le mois dernier, comme quoi ^^

  2. Une bien belle interview !
    Je me sens aussi gênée par l’amalgame entre “sorcière” et “féministe”. C’est comme un soupir de soulagement que de lire que je ne suis pas la seule à ressentir cette gêne.
    L’ancrage aussi est non seulement important mais nécessaire. Les piqûres de rappel sont toujours les bienvenues…
    Et non, le chemin de la sorcière n’est pas toujours lumineux, serein et/ou fluide, même avec la meilleure volonté.
    Être sorcière ou se reconnaître en tant que telle implique un engament intime envers soi. L’introspection, toujours et encore, appréhender son ombre et sa lumière, se mettre à nu et être honnête avec soi. Non, ce n’est pas la facilité. C’est une exigence, un apprentissage de chaque instant. C’est un chemin épanouissant cela dit.
    Il y aurait tant à dire, effectivement.
    Merci pour la simplicité et la justesse de votre message 🙂

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