Lisbeth Nemandi nous raconte …

Lisbeth Nemandi a bien voulu répondre à nos questions, elle a soutenu Mystics Moons avant même que le site soit publié, elle nous a fait confiance et accepté le pari fou d’être la première intervenante de nos retraites ésotériques. Il était important pour nous de lui donner un espace ici, pour mieux apprendre à la connaître et découvrir sa démarche. Un grand merci pour sa bienveillance et sa générosité. Je vous laisse avec ses mots :

Peux-tu te présenter pour les lectrices et lecteurs de Mystics Moons, qui es-tu ?

Bonjour ! Je suis la plus terriiible des sor… Ha non, c’est vrai, ça c’est Mamie Sophie (si tu as la référence, sache que tu fais mon bonheur). Je suis donc Lisbeth, sorcière à l’humour aléatoire, qui aime un petit peu râler mais surtout proposer des solutions pour tenter de faire évoluer les mentalités en sorcellerie et ésotérisme, mais tout de même adorable et surtout très bavarde… Pour les éléments plus terre à terre, j’ai 28 ans et je pratique la sorcellerie depuis environs 5/6 ans, je dis environs car les dates ne sont honnêtement pas mon fort. Je ne suis la descendante d’aucune grande lignée, ne suis la réincarnation d’aucune grande figure de la sorcellerie et aucune fée ni dragon ne s’est penché sur mon berceau à la naissance pour me donner de don incroyable. Juste une petite curieuse qui a fini par tomber tête en avant dans l’incroyable chaudron aux milles couleurs qu’est la sorcellerie. 

Crédit @lisbeth.nemandi

Aujourd’hui, cela fait 2 ans que j’ai ouvert mon blog, Craigh na Dun (en hommage au cercle de pierres magiques d’Outlander) et qui fut en quelque sorte ma « sortie de chaudron » car c’était la première fois pour moi que je parlais à qui que se soit de ce que je pratiquais dans le plus grand des secrets, puisqu’aucun proche n’était au courant non plus.

Puis à force d’écrire, échanger, rencontrer par écrans interposés de nombreuses personnes incroyables, j’ai fini par discuter avec Hagel d’Alliance Magique d’un de mes projets… qui est aujourd’hui publié chez eux sous le nom d’Agenda de pratique ! C’était un rêve de petite fille d’écrire un livre un jour, et de savoir que 4000 coeurs de sorcières s’en imprègnent aux quatre coins du monde m’émerveille chaque jour. Je vous ai dis que j’étais bavarde ?

Tu es païenne ? Sorcière ? Les deux ? Comment définirais-tu ta pratique ?

C’est… compliqué. Je ne me sens pas païenne et me retrouve un petit peu moins dans la définition de sorcière qui se dessine actuellement : on voit une tendance qui mélange féminisme et chasse aux sorcières créant un raccourci certes vendeur, mais qui personnellement me dérange. J’ai l’impression que dire que l’on est féministe est devenu un gros mot alors qu’il veut dire tant de belles choses, et que le terme sorcellerie se voit attribué des codes là où il est si libre.

Car après tout, pour moi une sorcière (terme non genré dans mon utilisation) est une personne qui pratique la sorcellerie. Cette dernière peut prendre tant de formes qu’il est presque impossible d’être plus précis dans la définition. 

Crédit @lisbeth.nemandi

J’avais créé le terme « Hybrid Witch » il y a de cela un an ou deux, justement pour dire que je refusais d’être cataloguée dans une branche spécifique, ne me reconnaissant dans presque aucune d’entre elle, du moins pas totalement. Aujourd’hui j’utilise toujours ce terme, mais la sorcellerie que je pratique le plus est celle qu’on appelle « sorcellerie du chaos ». Le nom fait très NO FUTURE et punk mais en réalité, il est comme toutes les branches de la sorcellerie : il varie d’un pratiquant à l’autre. Ma pratique est très mouvante et bouge énormément, au point où pendant l’écriture du premier agenda (car oui, le second est en cours d’écriture !) j’ai eu plus d’une crise existentielle où je souhaitais tout détruire et arrêter. Heureusement, la maison d’édition ainsi que mes amis ont été un soutien formidable et m’ont permis d’aller au bout de cet incroyable projet. Pour en revenir à la pratique, une fois que j’avais étudié avec attention et dans mon coin ce qui me semblait être des bases convenables, j’ai pris mes coeurs, ma tête, mon noeud sombre (traduction personnelle de shadow work, que la plus part des gens traduisent par étude de l’ombre) et j’ai commencé à bâtir les fondations de mon propre système. Aujourd’hui j’ai ma propre roue de l’année, par exemple. La pop-culture est très présente aussi, mon avis se fait plus précis et tranché concernant ce que je souhaite ou non inclure dans ma pratique. Mon compagnon, un cartésien scientifique pur m’a beaucoup apporté aussi pour structurer l’ensemble et a été un grand soutien et une belle source d’inspiration. 

Si tu devais partager des éléments qui te définissent, comme signe astrologique, outil magique, animal totem, plante, …ce serait quoi ?

Je crois que si je ne devais vous ouvrir qu’une petite fenêtre sur mon thème astral, sachez que j’ai la lune en bélier et qu’en cette période de ma vie, c’est celle qui est la plus présente et qui marque mes actes et comportements avec une force insoupçonnée ! Les 4 autres planètes qui se prélassent en Lion ne doivent pas aider non plus… Je suis quelqu’un de vif, joyeux, fonceur, émotif, attentionné et généreux, mais aussi parfois un peu frontal et pressé, mais j’y travaille. 

Crédit @lisbeth.nemandi

Si je ne devais choisir que 3 outils (car le 3 est le chiffre qui définie ma pratique) je dirais dans cet ordre : la visualisation, mon journal de pratique et un tarot. Peut-être le Wild Unknown (mon premier et préféré pour la vie haha) ou l’hermetic tarot, qui est aussi délicat qu’un nain saoul dans un caveau infesté de gobelin, mais que j’adore justement parce qu’il me tape régulièrement derrière la tête quand je file un mauvais coton. Si l’on continue sur le tarot, vous l’aurez peut-être deviné, mais je serais le fou, carte qui arrive en frontal et ouvre la danse comme le fait le signe astrologique du bélier, toujours la tête dans les rêves, les coeurs qui  crépitent comme Calcifer à l’idée des nombreux projets que j’ai envie de réaliser, mais aussi un pied dans le vide, parce qu’amoureuse du risque et de l’aventure. 

Pour la plante, je dirais la Nigelle de Damas, parce que c’est la première plante que j’ai trouvé, identifié et récolté… et il se trouve que j’ai réalisé 6 mois après un rituel qui en contenait, j’étais très surprise et excitée par cette première expérience de synchronicité pour moi qui suis très sceptique concernant ce phénomène, j’avoue l’avoir expérimenté quelques fois trop fortement pour le nier, même si parfois on le cherche un peu trop à mon goût. Ho et j’oubliais, la cosse de la fleur, au moment où elle se met à faire des graines ressemble à un chapeau de fou, n’est-ce pas formidable ? 

Tu partages beaucoup de ta pratique pour enrichir les autres, via instagram, youtube, ton blog, ton agenda de pratique, tu peux nous expliquer ta démarche ?

Lorsque j’ai ouvert mon blog, c’était pour sortir de ma zone de confort. Je n’aime pas vraiment le terme zone de confort d’ailleurs, terme que je trouve bien positif pour quelque chose qui parfois nécrose nos rêves par peur de l’inconnu, c’est pourquoi je préfère utiliser le terme « zone du connu ».

Je pratiquais dans le plus grand des secrets : Ce livre sur la Wicca ? Ho c’est pour peaufiner un personnage de jeu de rôle. Le jeu de tarot ? C’est par amour de l’esthétisme, rien de plus. Trop anxieuse à l’idée d’avouer la vérité, j’ai préféré me cacher derrière un blog, ce qui me permettait de me confronter au monde, mais pas trop vite non plus. L’accueil a été bien plus enthousiaste que prévu, vu que je me suis retrouvée avec un nombre de vues et commentaires que je n’avais pas du tout anticipé ! L’une de mes angoisses premières était aussi le fait que je ne savais pas quelle était « la température » de la communauté. Je dois l’admettre, j’avais peur que les gens soient plus fous encore que moi et tous plus dingues que doux. Je n’ai jamais autant adoré avoir tord. La communauté ésotérique, c’est comme une grande famille : on n’est pas tous d’accord, certains repas du  dimanches sont plus mouvementés que d’autres, mais au final, une fois que l’oncle au quatrième degré à fini de ronchonner et admis qu’on « était d’accord sur le fait qu’on était pas d’accord », tous le monde repars en souriant. 

Crédit @lisbeth.nemandi

Instagram a été la deuxième étape, car je voulais voir ce qui se passait « dans le monde », chose que je ne m’étais pas permise avant, sans trop savoir pourquoi. Instagram m’a ensuite permis aussi de faire le lien avec les gens qui me suivaient, pour les informer de la sortie des nouveaux articles, mais aussi leur faire part de certaines réflexions, de réagir à certaines actualités concernant la pratique. Et de spamer des photos de mon chien et de mon chat. 

Youtube est venu pour me faciliter la vie, mais aussi rythmer et promouvoir l’agenda de pratique. J’ai pris bien plus de plaisir que prévu à faire des vidéos, c’est un média que je découvre et qui m’amuse beaucoup, au point où la chaine s’est étoffée et couvre plus de formats, je m’en sers pour créer un lien plus humain avec les gens, parce qu’on voit mes mains (et maintenant mon visage!) en mouvement, on entend ma voix, c’est une façon de faire entrer les gens un pas de plus encore dans mon univers et ma pratique.

Crédit @lisbeth.nemandi

Tu soutiens aussi les autres initiatives, tu as participé à la semaine des magies et tu vas intervenir à la retraite ésotérique organisée par Mystics Moons, qu’elle est ton approche dans ces événements ?

J’étais terrifiée et excitée comme un enfant la veille de Noël, lorsque j’ai accepté l’invitation de Karlota à la semaine des magies. M’exposer physiquement, c’était la dernière barrière qui était en place. L’idée d’être définitivement identifiable, m’angoissait. Une fois « visible », plus de marche arrière j’étais identifiée et identifiable. Et pourtant, je me suis jetée à l’eau ! Au final, même si le niveau de stress était au départ à son comble, il a vite été remplacé par la joie des rencontres et de  l’échange en face à face. C’était si court ! Parfois encore je repense avec nostalgie à cette journée aussi trépidante et colorée que la ville de Marseille qui accueillait l’évènement. 

Pour ce qui est de Mystics Moons, c’est aussi l’instinct qui a parlé, le contact avec Marie a été très agréable et j’ai ressenti son enthousiasme et sa soif de partage qui était vraiment saine, c’est à dire dans le but de faire découvrir ce qu’elle aime et qui fait parti de sa vie. De plus, j’avais depuis quelques temps envie de participer à une retraite, mais certaines me semblaient trop portées marketing ou trop « acceptables », je voulais m’inscrire pour une expérience humaine, mais aussi une retraite où je grandirais en tant que pratiquante en apprenant de nouvelles choses. Je suis très excitée à l’idée de prendre mon baluchon magique et de traverser une partie de la France pour venir à votre rencontre, aussi bien celle de Marie et Alix que celle des participantes ! 

Justement, raconte nous ce que tu vas proposer pendant la retraite de septembre avec nous, quel sera ton rôle ?

Durant la retraite, j’animerai un atelier sur les sigils (le fait de créer une sorte de symbole ou logo pour accomplir un travail magique. C’est une forme très instinctive et peu onéreuse de pratiquer que j’affectionne énormément) et je pourrais parler avec vous autant que vous le souhaitez de la chaos magique et de mon parcours personnel. J’espère aussi pouvoir épauler Marie et Alix sur certains sujets pour vous proposer une autre perception de certains sujets abordés. Ce qui m’enchante le plus, c’est que cela sera pour moi une première concernant la pratique de groupe, j’ai hâte de vivre ce beau moment et je sais que ça sera en excellente compagnie, ce qui promet de belles énergies aussi. 

Crédit @lisbeth.nemandi

Est-ce que tu peux déjà partager tes projets futurs ?

Je suis actuellement en train d’étendre un peu ce que je propose histoire de ne pas tourner en rond (la peur ultime pour moi !), mais aussi répondre aux questions qu’on me pose de façon plus précise. J’ai quitté mon travail pour voir si je suis capable de vivre de mes projets artistiques et de ma passion (le fou rêveur au bord de la falaise, ça ne vous rappelle rien?), alors je compte bien me donner les moyens pour réussir ce pari ! 

Et comme dit précédemment, je suis en train d’écrire le second agenda de pratique, un outil qui est fait comme un trousseau de clé : vous avez beaucoup d’informations, mais aussi de l’espace pour écrire ou laisser libre court à votre créativité, tout en essayant de ne pas vous imposer ma pratique comme une vérité, mais de vous la présenter comme la carte d’un grand monde fascinant à explorer. Vu l’enthousiasme à la sortie du premier (alors que j’étais persuadée que je serais seule à m’en servir, je relativisais en me disant que quitte à accomplir un rêve de petite fille, autant le faire avec coeur… comme quoi, quand le coeur parle !), j’espère être digne de votre confiance et continuer sur la même lancée pour son petit frère. 

Je te laisse le mot de la fin :
Je voudrais remercier Marie qui a eu la folie d’accepter ma folie lors de nos échanges, merci à toutes les personnes qui m’encouragent, me suivent, me poussent hors de ma zone de connu et me permettent ainsi d’avancer et de grandir encore et encore, peut-être qu’un jour qui sait, je serais assez grande pour atteindre les nuages comme un haricot magique ou que je pourrais traverser le monde pour vivre de folles aventures dans une pêche géante… la question est, accepterez vous le voyage avec moi ? 

Vous pouvez retrouver Lisbeth sur son bloginstagramyoutube et son agenda de pratique

1 thought on “Lisbeth Nemandi nous raconte …

  1. Merci pour ce bel interview !!
    J’utilise l’agenda de pratique, pas au quotidien, je suis du genre à partir dans tout les sens, mais il m’aide beaucoup ! Merci pour ce bel outil Lisbeth.

    Ton blog me parle beaucoup, surtout le nom … en tant que grande fan de Outlanders et Ecossaise dans l’âme !

    Je te souhaite de réussir dans tes projets !!!

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